Teaching WRITING skills through SPEAKING

Cet article va rendre compte d’un atelier mené au centre de loisirs été 2015 avec des enfants âgés de 8 à 12 ans. Pour les plus jeunes, de loin l’activité qui leur a le plus plu, c’était BINGO avec de vraies cartes plastifiées, des effaceurs pour les feutres (de maîtresse, car j’ai les mêmes que la maîtresse !!) et les petits jetons avec les chiffres dessus.

Pour les plus grands, j’avais envie d’expérimenter quelque chose d’assez ambitieux. J’avais envie de voir jusqu’où il est possible d’aller avec le jeu. Je voulais arriver à travailler la description de quelqu’un. Le temps étaient limité – une heure maximum, sans suite et sans matériel. Ce n’était pas gagné d’avance !!

Après les rituels de la date, la météo, une chanson d’accueil, nous avons commencé à travailler l’écrit par l’oral. Les enfants avaient un jeu de cailloux (oui des cailloux ramassés sur la plage un jour il y a très longtemps). Sur chaque caillou, il y avait un mot. Le jeu était de construire des phrases. On a commencé simple avec My name is  / My brother is pour travailler le nom et l’âge. C’était assez simple et les enfants ont joué le jeu. Tous sauf deux …2015-07-24 17.55.09

Les nombre limité de cailloux impliquait un nombre limité de phrases, mais c’était plutôt une activité d’accroche qu’autre chose. Les enfants ont demandé à ajouter des mots pour élargir les champs – pas de problème !!File 31-07-2015 00 21 10

Ayant vite fait le tour de cette activité, pour la plupart, on est passé à la suite. Des plaques en mousse avec un mot écrit par plaque à assembler pour faire des phrases. Les enfants s’y sont mis tout de suite et ont vite compris le jeu. Une fois la phrase construite, ils ont commencé à la lire. Ils ont adoré enregistrer sur mes Talking Tins, les petites boites à enregistrer. Pour certains, c’était la première fois qu’ils s’entendaient parler en anglais. Ce n’est pas rien. En s’écoutant ils ont pu travailler la prononciation. Une fois qu’ils étaient satisfaits de leur prononciation, passage à l’enregistrement sur ma tablette pour une version définitive.

Pendant ce temps là, que faisaient mes deux qui ne voulaient pas faire? Ils ont tourné le dos carrément à l’activité au départ, mais une fois que les autres sont partis vers les plaques, je leur ai proposé simplement d’essayer de faire une seule phrase avec les cailloux. J’étais étonnée de les voir s’exécuter. Adam a voulu faire sa phrase à lui – sans soucis, je lui ai fait les étiquettes nécessaires tout de suite. Daniel n’arrêtait pas de me dire qu’il est nul en anglais (à 10 ans, ça fait mal !!). Mais i la quand même réussi à construire des phrases avec les cailloux.

Revenons aux autres qui s’enregistraient. Ils se sont passés à l’étape suivante qui consistait en une description d’une image au choix. Plusieurs visages étaient proposés et une sélection de mots sur des étiquettes aimantées. Ils devaient faire des phrases sur un tableau magnétique. Puis ils se sont enregistrés à nouveau. Cette fois-ci, le choix de l’image n’était pas imposé et la phrase construite était libre.2015-07-24 10.56.58Une fois ce travail terminé, je leur ai demandé s’ils étaient capables maintenant d’écrire leur phrase enregistré. Ils ont pris une grosse feuille de papier et un gros feutre de couleur. Le résultat était très intéressant.2015-07-24 11.01.14La confusion BLUE /BLEU est assez classique. L’inversion de HAIR et EYES s’est corrigée toute seule par un camarade. Le passage à l’écrit était intéressant. mais pour savoir là où c’était encore plus intéressant, il faut revenir à Adam et Daniel, qui après des réticences, se sont mis aux cailloux. par la suite ils sont passés aux plaques en mousse. Daniel a retenu la phrase à force de répéter et de s’enregistrer. il a même voulu essayer de l’écrire.YannLe passage à l’écrit était un peu laborieux et il a réussi à reproduire la moitié de la phrase seul. Mais quelle victoire et quelle leçon par rapport à l’école. Voyant les autres faire tout de suite, il s’est braqué, mais en lui laissant le temps de faire à son rythme, il y est arrivé tout seul et il a pris plaisir à le faire. Il n’est pas allé aussi loin que tout le monde, mais en même temps, il a réussi la tâche que je lui ai demandé et il en a fait plus. C’est la base de la différentiation, non ?

LéaUn petit regard sur le travail d’Adam, qui tenait absolument à travailler la phrase Where do you live ? Je ne sais pas pourquoi mais peu importe. Voici sa trace écrite.2015-07-24 11.01.05Cette erreur dans le mot WHERE n’a pas pu être corrigée par manque de temps, mais j’y ai beaucoup réfléchi depuis. Comment pourrais-je arriver à faire corriger des petites choses par les élèves et j’ai pensé à deux solutions possibles.

1) Magic Finger Pen – on demande aux enfants de tracer sur leur avant-bras le mot avec leur Magic Finger Pen, puis de vérifier l’orthographe par la suite. Bien sûr, ils n’y voient rien, mais curieusement ils semblent y voir quelque chose quand même.

2) Computer keyboardEn fournissant une image d’un clavier, on peut demander aux élèves de “taper” le mot, ce qui permet de concentrer l’attention sur l’orthographe. A voir si cela peut marcher. J’ai vu cette idée sur Pinterest et j’ai bien envie de l’essayer pour voir si cela fonctionne.

Ce parcours pour les enfants au centre de vacances m’a beaucoup appris sur l’utilisation du jeu. Je reste persuadée qu’avec un peu d’imagination et de la récup’, on peut fabriquer pas mal d’activités qui permettent de rebrasser des choses déjà vues et revues, mais jamais assez. En prenant une nouvelle approche, on a pu revoir ces bases une enième fois sans lassitude – et même raccrocher un élève franchement réfractaire au wagon en passant. Maintenant il faudrait voir avec une classe complète en temps scolaire …

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